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Eh bien, c'est un des rares métiers où, quand on ferme la porte, on est sûr d'avoir fait quelque chose pour quelqu'un. Pour faire ce métier, il faut du caractère, le sens des responsabilités, et être assez fort pour ne pas se mettre en avant quand on rentre chez l'autre. Supporter différents types de personnes n'est pas toujours facile. Il faut leur accorder de la patience et beaucoup de tolérance, sans juger. Ce qui est très difficile, car juger est naturel chez l'être humain.
Quel conseil donneriez-vous à une jeune pour faire ce métier ?
Je lui dirai que ça ne va pas être facile car c'est "le parcours du combattant". Pour la rémunération, la reconnaissance et autres avantages, on ne peut pas s'attendre à grand-chose. C'est un métier très dur, mais si on le fait pour donner un équilibre à l'autre, je pense que là on peut tout gagner.
Est-ce un métier accessible aussi pour les hommes ?
Non, beaucoup moins que pour une femme. Un monsieur âgé préfèrera qu'une femme s'occupe de lui, et une femme âgée préfèrera aussi une femme, pour l'intimité et la pudeur. Avec les personnes gravement malades, un homme peut bien passer, car c'est parfois physique avec des personnes très lourdes. Dans notre équipe de 100 salariés, actuellement on ne compte qu'un seul homme.
Comment entrez-vous en rapport avec les publics ?
C'est nous, qui allons sur demande de renseignement, vers les personnes souvent à domicile. Lors d'une visite d'évaluation, nous aidons les gens à mettre en place un dossier d'aide humaine et d'aide financière selon la situation de l'usager. Nous voyons et nous captons plein de choses, ce qui nous aide à mieux travailler. Arrive l'intervenante avec sa mission. Elle y est tous les jours en général. L'intervenante est dans le bain, dans l'intimité, et c'est avec elle que tout se passe. Après, si les personnes ont des choses à nous dire, nous allons les rassurer. Ils nous font confiance : on est la base de leur aide, le pilier qui va être là tout le temps pour les aider, les écouter.
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