Accompagnement travailleurs précaires

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Réduire la précarité dans l’emploi à Cergy-Pontoise : l’engagement d’ Agnès Rouchette, Présidente de « Convergences Emploi Cergy »

Ce travail qui ne paye plus
Des travailleurs qui restent pauvres

Madame Nathalie B une femme de 37 ans, elle a quitté l’école en fin de 3ème. Elle est caissière à temps partiel et gagne 700 euros/mois. Elle a 2 filles à charge qu’elle élève seule.Elle confie un sentiment d’injustice lié au fait qu’elle n’arrive pas à travailler autant qu’elle le voudrait. « je ne peux pas m’en sortir en travaillant si peu… »
Cette femme fait partie de ceux que l’on désigne désormais par le terme de « travailleur pauvre » Cette expression semble avoir pour seule vertu d’énoncer un paradoxe : ces personnes travaillent et pourtant elles sont pauvres.
En France, Elles seraient environ 2 millions contre 1,7 million il y a 7 ans. On peut parler d’un « Halo » de la pauvreté, comme on évoque un « halo » du chômage.

Qui sont les « travailleurs pauvres »?

Ce sont d’abord des personnes, jeunes ou adultes qui sont en situation d’emploi précaire, des personnes travaillant à temps partiel subi.

Ces actifs pauvres cumulent un certain nombre de difficultés : conditions d’habitat précaire, travail souvent peu qualifié, et forte exposition aux risques de l’existence.

C’est dans ce contexte que l’Association Convergences Emploi Cergy propose, depuis le 1er octobre 2008,  une action expérimentale territoriale, avec le soutien du Haut-commissariat aux Solidarités Actives contre la pauvreté. Grâce à un solide partenariat intercommunal (Cergy, Eragny-sur-Oise, Jouy-le-Moutier, Vauréal), Convergences Emploi Cergy innove et offre aux salariés précaires qui le souhaitent un « soutien à la carte » dans la perspective d’une réelle progression professionnelle et d’une amélioration des conditions de vie.

Ce programme va permettre à 200 Cergypontains sur la base d’une libre adhésion de bénéficier d’un accompagnement individualisé durant 24 mois. L’objectif est de favoriser l’intégration en emploi et le maintien sur le poste. Autrement dit « Avoir une place fixe et avoir des projets ».

Il s’agit au bout du compte de faire travailler ensemble des hommes et les femmes pour participer au développement économique du territoire, d’améliorer leurs niveaux de vie et de leur permettre de retrouver une dignité par le travail.

Car vouloir réduire la pauvreté c’est prendre conscience qu’elle relève également de la responsabilité collective et pas seulement individuelle. Elle ne peut que s’impliquer dans une démarche de solidarité.